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Réalités de la science-fiction III

  • Symposium

Quand est-ce que la science-fiction devient réelle ? Comment les artistes travaillent avec et sur l’Intelligence Artificielle ? Quelles formes de résistance peuvent être proposées par la science-fiction ? Que nous dit le cyberpunk des évolutions technologiques actuelles ?

Le temps d’un week-end, artistes, auteurs et autrices, chercheurs et chercheuses, abordent l’afrofuturisme, l’intelligence artificielle, et la science-fiction en tant que stratégie de résistance.

À une époque où les sociétés sont guidées par des technologies en rapide évolution, la troisième édition de Réalités de la science-fiction culminera par l’approfondissement de réflexions sur la construction d’univers et les avenirs possibles. En mettant l’accent sur les futurismes alternatifs et les formes d’imagination non hégémoniques, Réalités de la science-fiction III réunira des personnalités de diverses disciplines afin d’envisager des approches critiques des archétypes occidentaux de la science-fiction et la production de récits émancipateurs. L’ambiguïté et les complexités à plusieurs niveaux qui caractérisent les changements socio-technologiques seront également au centre de cet événement.

La domination croissante et les avancées rapides de l’intelligence artificielle dans les différents champs de l’expérience humaine revêtent une importance particulière. Du cyberpunk à la fiction climatique, de nombreux auteurs et autrices et praticiens et praticiennes de la culture ont proposé des formes de conscience parallèles à notre perception du monde. En réfléchissant à la nature et à l’évolution actuelles de l’intelligence artificielle, les conversations s’appuieront sur des exemples majeurs de la littérature de science-fiction, première à avoir imaginé les processus dans lesquels nous vivons aujourd’hui.

Au cœur de la science-fiction réside l’invention de modes alternatifs d’accès à la connaissance et à la conscience. Le colloque en abordera ainsi ses réalités, de l’histoire du psychédélisme aux expériences plus contemporaines dans les sciences et les arts.

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Revivez les temps forts de l’événement !

Retrouvez en ligne toutes les interventions de l’événement.

Vendredi 15 décembre 2023

→ LA TOUR, NIVEAU 8

  • 18h00 : Conversation
    Avec Samuel R. Delany, auteur (visio) et Benjamin Thorel, critique d’art

  • 18h45 : Pause
    Une offre de restauration sera disponible sur place​​ durant la pause.


    → LA TOUR, NIVEAU 1, AUDITORIUM
  • 19h30 : Projection des films Atlantiques (15 min, 2009) et Atlantique (1h45, 2019)
    De Mati Diop

    Synopsis d'Atlantiques (15 min, 2009)
    Sous le ciel noir, entre le feu et l’océan, un jeune revenant dakarois raconte à ses amis son odyssée tragique vers l’Europe.

    Synopsis d'Atlantique (1h45, 2019)
    Dans une banlieue populaire de Dakar, les ouvriers d’un chantier, sans salaire depuis des mois, décident de quitter le pays par l’océan pour un avenir meilleur.
    Parmi eux se trouve Souleiman, qui laisse derrière lui celle qu'il aime, Ada, promise à un autre homme.
    Quelques jours après le départ en mer des garçons, un incendie dévaste la fête de mariage d’Ada et de mystérieuses fièvres s'emparent des filles du quartier.
    Issa, jeune policier, débute une enquête, loin de se douter que les esprits des noyés sont revenus. Si certains viennent réclamer vengeance, Souleiman, lui, est revenu faire ses adieux à Ada.
    Bande-annonce

  • 21h30 : Conversation
    Avec Mati Diop, cinéaste, et Vassilis Oikonomopoulos, directeur des expositions et des programmes

Samedi 16 décembre 2023


→ LA TOUR, NIVEAU 1, STUDIO 3

  • 10h00 : Workshop d’écriture et de worldbuilding
    Avec Atheel Elmalik, autrice et réalisatrice
    L’autrice et réalisatrice Atheel Elmalik proposera un atelier d’écriture dans la lignée d’Adrienne Maree Brown et de Walidah Imarisha, qui ont coédité le livre Octavia’s Brood, où elles ont demandé à des activistes et à des organisateurs et organisatrices (dont la plupart écrivaient pour la première fois) de rédiger une histoire se déroulant dans le monde pour lequel ils et elles se battent. Ainsi, pour Walida Imarisha, Ursula K. Le Guin a résumé de manière exceptionnelle le pouvoir de la science-fiction dans son discours de réception du National Book Award en 2014, où elle a déclaré que des temps difficiles allaient arriver, et que « nous aurons besoin d’auteurs et d’autrices qui se souviennent de la liberté - des poètes, des visionnaires -, les réalistes d’une plus grande réalité. » Dans le droit fil de Mariame Kaba, qui a proclamé que « l’espoir est une discipline », cet atelier se veut un exercice en fiction visionnaire. L’occasion de se réunir et d’utiliser notre intelligence collective pour construire ensemble des mondes fictifs en explorant les questions qui trouveront écho dans le groupe.

    Chaque participant ou participante aura ensuite le temps d’écrire une histoire individuelle ayant lieu dans ce monde collectif.(L’introduction au workshop aura lieu en anglais et sera traduite simultanément. Les participants et participantes écriront dans la langue de leur choix.)

    → LA TOUR, NIVEAU 8
  • 14h00 : Conversation
    Avec Eden Tinto Collins, artiste, et Flora Katz, curatrice

  • 14h30 : Conférence
    La Cour suprême des États-Unis dans l'espace : La Ballade de Bêta-2 de Samuel R. Delany

    Par Isiah Lavender III, docteur, professeur Sterling-Goodman d’anglais, université de Géorgie

  • 15h10 : Conférence
    Du marronnage à la contre-dystopie

    Par Michael Roch, auteur

  • 15h50 : Pause

  • 16h00 : Conversation
    Avec Kim Stanley Robinson, auteur (visio)

  • 16h30 : Conférence
    Fan-fiction, science-fiction et la communauté épistémique de la sécurité de l’IA

    Par Shazeda Ahmed, docteure, chercheuse postdoctorale, université de Californie à Los Angeles

  • 17h10 : Conversation
    Avec Neïl Beloufa, artiste, Nora N. Khan, curatrice, et Bahar Noorizadeh, artiste, et Vassilis Oikonomopoulos, directeur des expositions et des programmes

  • 18h00 : Conférence
    Se réapproprier le passé, réimaginer l'avenir

    Par Nalo Hopkinson, autrice

  • 19h00 : Signature de livres
    Librairie, La Tour

Dimanche 17 décembre 2023


→ LA TOUR, NIVEAU 8

  • 10h30 : Conférence
    L'effondrement du présent sous le poids des images

    Par Nicolas Giraud, artiste, professeur, ENSP Arles

  • 11h10 : Conversation
    Quand les battements de cœur font des œuvres

    Avec Shahryar Nashat, artiste, et Emma McCormick-Goodhart, artiste et chercheuse indépendante

  • 11h50 : Pause

  • 12h00 : Conférence
    États modifiés de conscience : interpréter les effets des psychédéliques

    Par Zoë Dubus, docteure, chercheuse postdoctorale, université de la Saskatchewan, Canada

  • 12h30 : Conférence
    « Avec des si, on pourrait changer l’avenir »

    Par Vinciane Despret, docteure, philosophe, psychologue, professeure, université de Liège

→ LA TOUR, NIVEAU 1, AUDITORIUM

  • 15h00 : Projection du film Neptune Frost (1h45, 2021)
    De Saul Williams et Anisia Uzeyman

    Hauts plateaux du Burundi, de nos jours. Après la mort de son frère, Matalusa, un mineur de coltan, forme un collectif de cyberpirates anticolonialistes. Évoluant dans une société autoritariste où la technologie règne en maîtresse, il rencontre alors Neptune, un.e hacker intersexe. De leur union va naître une insurrection virtuelle et surpuissante.

    Bande-annonce

 



Organisé par Vassilis Oikonomopoulos, Directeur des expositions et des programmes, Martin Guinard, Curateur, Flora Katz, Curatrice, Salma Mochtari, Chargée de recherche, assisté·es par Claire Charrier, Chargée de projet junior.

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Benjamin Thorel

Benjamin Thorel est critique d’art, curateur, éditeur, cofondateur de la maison d’édition et librairie indépendante After 8 Books à Paris. Il participe et organise régulièrement des ateliers et conférences en France et à l’étranger sur l’édition et les pratiques du livre dans l’art contemporain. Avec After 8 Books, il a édité des livres avec des artistes comme Neïl Beloufa, David Douard, Ian Cheng, et également, en collaboration avec Charlotte Houette et François Lancien-Guilberteau, un recueil d’écrits de la peintre new-yorkaise Amy Sillman, Faux Pas. En 2022 il a réalisé une version française de Dial-A-Poem avec la Fondation John Giorno.
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Atheel Elmalik

Atheel Elmalik a été en résidence à LUMA Arles en septembre 2022.

Atheel Elmalik est une autrice et réalisatrice qui s’attache à rendre à l’écran la vie des Noirs et des Africains de la diaspora de manière spécifique. Elle étudie les relations d’émancipation des peuples avec la terre, mais aussi les uns avec les autres, à travers des histoires de mouvement et de migration, de guérison intergénérationnelle, et de connexion à la sensibilité du monde plus-qu’humain.

Atheel Elmalik est une chercheuse, écrivaine et réalisatrice qui s'attache à restituer à l'écran la vie de la diaspora noire et africaine avec précision. Elle s'intéresse à l'exploration des relations entre les gens et la terre, et entre eux à travers des histoires de mouvement et de migration, de guérison intergénérationnelle et de connexion à la sensibilité du monde plus qu'humain. Atheel a obtenu une licence en anthropologie à l'université de Stanford, où elle s'est concentrée sur les études africaines et les études visuelles. Elle a ensuite occupé des postes de conservatrice dans des institutions artistiques telles que le Museum of Modern Art de New York, dans le département des médias et des arts de la performance, le Studio Museum de Harlem et le Yerba Buena Center for the Arts de San Francisco. Après avoir passé les deux dernières années à assister et à gérer le studio de l'artiste Arthur Jafa à Los Angeles, elle développe actuellement son premier film narratif par le biais du studio de cinéma nouvellement créé par Jafa, SunHaus, sur lequel elle travaillera pendant son séjour à Arles.

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Eden Tinto Collins

Eden Tinto Collins (elle/iel/nous) vit et travaille à Paris. Elle a développé sa pratique des arts plastiques en passant par l’École nationale d’arts de Paris-Cergy. Poéticienne, hypermédias, ou - trobairitz, Méta, elle explore les notions de réseaux et d’interdépendance, les f·r·ictions entre mélancolie, mythologie, post-, trans-, voire cyber-humanité. Ses dispositifs sont relationnels, noétiques (pour mettre en relation la pensée et l’esprit), et se traduisent par des installations aux multiples médiums. Son premier récit, Bonne Arrivée, est paru aux Presses du réel, en juillet 2021, dans la collection «Fraîches Fictions». Depuis 2021, Eden Tinto Collins développe en partenariat avec Societies et l’association Worms Prestige, l’Acéphale Studio, un tiers-lieu pour résidences et ateliers à Joinville-le-Pont, ainsi qu’une structure de production à l’initiative de plusieurs projets in situ, comme Numin (opéra de l’espace) et A Pinch Of Kola (une sitcom quantique).
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Isiah Lavender III

Isiah Lavender III est professeur Sterling-Goodman d’anglais à l’université de Géorgie, où il mène des recherches et donne des cours sur la littérature africaine-américaine et la science-fiction. Il est l’auteur/éditeur de sept livres, dont Afrofuturism Rising. The Literary Prehistory of a Movement (2019), le recueil d’entretiens Conversations with Nalo Hopkinson (2023), et le Routledge Handbook of CoFuturisms (2023). Son projet de livre, Critical Race Theory and Science Fiction, est en cours de révision. Il tente également de lancer une série de livres pour les presses universitaires intitulée Otherhoods. Il est l’un des six rédacteurs en chef d’Extrapolation, plus ancienne revue universitaire de science-fiction.
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Michael Roch

Michael Roch (né en 1987 à Lyon) est un écrivain et scénariste de science-fiction qui vit en Martinique. Son nouveau roman, Les Choses immobiles. Incandescence d’une littérature du marronnage, est publié par le label Mu (2023). Depuis 2015, il mène plusieurs ateliers d’écriture autour du thème de l’afrofuturisme – mouvement littéraire développant des contre-dystopies afrocentrées – en milieu carcéral et universitaire. Aujourd’hui, il anime Latilié, un atelier d’écriture créative dédié aux littératures de l’imaginaire sur Twitch. Il enseigne le storytelling en écoles supérieures d’art. Il est aussi membre de la Fabrique décoloniale.
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Kim Stanley Robinson

Kim Stanley Robinson (né en 1952) est un auteur américain de science-fiction. Avec vingt-deux romans et un grand nombre de nouvelles, il est surtout connu pour La Trilogie de Mars et Le Ministère du futur. Son œuvre, traduite en vingt-quatre langues, mêle économie, écologie, culture et politique, et a souvent pour personnages principaux des scientifiques. Il a remporté de nombreux prix dont le Hugo (1997) et le Nebula (1994 et 2013) du meilleur roman, ainsi que le World Fantasy Award (2013). Le New Yorker voit en lui l’un des plus grands auteurs de science-fiction de notre époque.
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Shazeda Ahmed

Shazeda Ahmed est chercheuse en sciences de l’information. Elle est titulaire d'une bourse postdoctorale du chancelier au Center on Race and Digital Justice de UCLA. Elle est titulaire d'un doctorat de l'université de Californie à Berkeley. Auparavant, elle a été chercheuse à Upturn, au Mercator Institute for China Studies, au Citizen Lab, au Human-Centered Artificial Intelligence (HAI) Institute de l'université de Stanford et à AI Now. Ahmed a été boursière Fulbright à l’université de Pékin, où elle a mené des recherches de terrain sur la façon dont les entreprises technologiques et le gouvernement chinois collaborent au système de crédit social du pays. Ses autres travaux portent sur les technologies de reconnaissance des émotions en Chine, les applications de l'intelligence artificielle dans les salles d'audience chinoises, et la culture épistémique du domaine émergent de la sécurité de l'IA. Le fruit de ses recherches a paru dans des publications telles que le Financial Times, WIRED, le South China Morning Post, le magazine Logic(s), The Verge, et sur CNBC et Tech in Asia.
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Neïl Beloufa

Neïl Beloufa (né en 1985 à Paris) est un artiste franco-algérien qui vit et travaille à Paris. À travers sa pratique, il interroge la société et ses enjeux par le biais de différents médiums : films, sculptures et installations. Nommé au prix Marcel-Duchamp en 2015, son travail a fait l’objet d’expositions monographiques en France et à l’international, notamment au K11 (Shanghai), au MoMA (New York), à l’Institute of Contemporary Arts (Londres), au Hammer Museum (Los Angeles), au Palais de Tokyo (Paris), au Pirelli HangarBicocca (Milan), et à Secession (Vienne). Il a pris part à la Biennale d'art contemporain de Lyon, en 2013, à la Biennale d'art contemporain de Shanghai, en 2014, ainsi qu'à la Biennale de Venise, en 2013 et en 2019.
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Nora N. Khan

Nora N. Khan est curatrice, éditrice, et critique d’art spécialisée dans les cultures visuelles numériques et les théories des nouvelles technologies. Avec Andrea Bellini, elle est curatrice de la prochaine Biennale de l’Image en Mouvement, organisée par le Centre d’art contemporain Genève. Elle a publié Seeing, Naming, Knowing (Brooklyn Rail) et, avec Steven Warwick, Fear Indexing the X-Files (Primary Information). Ses ouvrages AI Art, Machine Learning and the Stakes for Art Criticism (Lund Humphries) et Kingdom (Primary Information) sont à paraître en 2024. Elle a été rédactrice chez Rhizome, Topical Cream et HOLO, et professeure de numérique et médias à la Rhode Island School of Design, où elle a été nommée au prix John-R.-Frazier pour l’excellence de son enseignement. Ses travaux ont été récompensés par une bourse d’écriture critique accordée par la Visual Arts Foundation et la Crossed Purposes Foundation, ainsi que par un prix d’écriture artistique de la Thoma Foundation dans le domaine de l’art numérique, et ont été soutenus par des résidences à La Becque et Eyebeam.
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Bahar Noorizadeh

Bahar Noorizadeh est artiste, autrice et cinéaste. Elle s'intéresse à la relation entre l'art et le capitalisme. Dans sa pratique, elle examine les notions conflictuelles et contradictoires d'imagination et de spéculation qui s'entremêlent. Ses recherches portent sur l'histoire de l'économie, le socialisme cybernétique et les stratégies militantes contre la financiarisation de la vie et de l'espace vital, en s'interrogeant sur ce que pourrait être une justice historique redistributive pour le présent. Noorizadeh est la fondatrice de Weird Economies, un projet co-écrit et socialement connecté qui retrace les imaginaires économiques extraordinaires des arrangements financiers de notre époque. Son travail a été présenté au pavillon allemand, à la Biennale d'architecture de Venise 2021, à la Biennale de Taipei 2023, au programme de cinéma d'artistes de la Tate Modern, au festival Transmediale, à la plateforme DIS Art, au Forum Expanded de la Berlinale et à la Biennale de l'image en mouvement de Genève, entre autres. Noorizadeh a contribué à des essais pour e-flux Architecture, Journal of Visual Culture, et Sternberg Press, ainsi qu'à des anthologies à paraître chez Duke University Press et MIT Press. Elle a obtenu un doctorat en art à Goldsmiths, University of London, où elle a bénéficié d'une bourse doctorale du CRSH.
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Nalo Hopkinson

Première femme d’origine africaine à recevoir le prix Damon-Knight Memorial Grand Master, qui récompense l’ensemble de sa carrière, Nalo Hopkinson est également la plus jeune personne à en être récipiendaire. Née en Jamaïque, Nalo Hopkinson est l’autrice principale de la série de bandes dessinées The House of Whispers, qui se déroule dans l’univers Sandman de Neil Gaiman, dont l’adaptation télévisée est actuellement diffusée sur Netflix. Elle a écrit cinq romans, dont La Ronde des esprits (paru aux éditions J'ai lu, collection "Millénaires", en 2001), qui a été primé, et ses écrits s’inspirent souvent de la langue et des traditions des Caraïbes. Elle a été finaliste du prix Nebula et a remporté le prix World Fantasy, ainsi que le prix Gaylactic Spectrum pour la représentation positive des personnes LGBTQ.
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Nicolas Giraud est artiste et théoricien. Son travail plastique et théorique s’articule autour des mécanismes de construction et de circulation de l’image. Il emploie les outils de la photographie et des arts visuels pour mettre en cause l’omniprésence des représentations dans des espaces devenus de purs décors. Son travail est présenté et publié régulièrement en France et à l’étranger. Il est représenté par la galerie mfc-michèle didier, à Paris, et la galerie Dumont, à Los Angeles. Son travail plastique se prolonge dans des activités de commissariat, de recherche et d’enseignement, notamment à l’École nationale supérieure de la photographie, où il est professeur, et à l’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne, où il intervient depuis 2012.
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Shahryar Nashat a été en résidence à LUMA Arles en 2022 / 2023.

Shahryar Nashat est un artiste suisse qui vit et travaille à Paris. S’intéressant à nos limites physiques et aux possibilités d’extension, il traite les technologies numériques et analogiques – des LED à la pierre et à la résine moulée – comme des prothèses, des accessoires ou des doublures. Il a présenté des expositions personnelles à l’Art Institute of Chicago (2023), au Museum of Modern Art, New York (2020), au SMK-Statens Museum for Kunst, Copenhague, Danemark (2019), au Swiss Institute, New York (2019), à la Kunsthalle Basel, Bâle, Suisse (2017), à Portikus, Francfort, Allemagne (2016), et au Schinkel Pavillon, Berlin (2016).

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Emma McCormick-Goodhart

Emma McCormick-Goodhart est une artiste postdisciplinaire, écrivaine et chercheuse qui expérimente à travers les médiums, les échelles de temps et les modes de pratique. Intéressée par l’exploration des développements profonds de la perception, en particulier du son et de l’odeur, ainsi que par les avenirs technosensoriels, elle a présenté son travail au Glucksman (Cork), à la Maison des cultures du monde (Berlin), à la Judd Foundation (New York), à la Július Koller Society (Bratislava), à la Kunsthalle Zürich, au musée d’Art moderne de Paris, à Montez Press Radio et Pioneer Works (New York), à Storefront for Art & Architecture (New York), et ailleurs. Ses écrits critiques ont été partagés avec le FUTURE Lab d’adidas. Elle a récemment fondé un atlier de recherche en commun avec le parfumeur Barnabé Fillion. Elle fait partie de la faculté artistique de l’école chorégraphique Rose (Londres), qui ouvrira ses portes en 2024.
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Zoë Dubus

Zoë Dubus est chercheuse postdoctorale en histoire de la médecine à la faculté d'arts et de sciences, Département d'histoire de l'université de la Saskatchewan, au Canada. Elle a obtenu une bourse Banting du CRSH pour cette recherche qui vise à redécouvrir le travail pionnier de plusieurs femmes thérapeutes ayant proposé de nouvelles manières de pratiquer la psychothérapie assistée par le LSD dans les années 1950-1970, avant d’être invisibilisées. Autrice de nombreuses publications, elle étudie les transformations des pratiques médicales et des politiques de santé liées à l’usage des psychotropes, du XIXᵉ siècle à nos jours. Son travail vise ainsi à comprendre le rapport des médecins aux psychotropes, conçus alternativement comme des médicaments innovants ou comme des substances toxiques.
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Samuel R. Delany

En 2016, Samuel R. Delany a été intronisé au New York State Writers Hall of Fame. Il est l’auteur de Babel 17, L’Intersection Einstein, Nova, Dhalgren (non traduit), Dark Reflections (non traduit), Atlantis : Three Tales (non traduit), la série Les Contes de Nevärÿon, une autobiographie, The Motion of Light in Water (non traduit), et les essais Times Square Red / Times Square Blue (non traduit). Dark Reflections a remporté le prix Bill-Whitehead en 1993, le prix Kessler du Centre pour les études LGBTQ en 1997, le Stonewall Book Award en 2008, le prix Nicolás-Guillén de littérature philosophique en 2015 et, en 2021, les prix Anisfield-Wolf Arthur-C.-Clarke. Il a également remporté le prix Nebula, décerné par les Science Fiction Writers of America, et deux prix Hugo, de la World Science Fiction Convention. Cinéaste, romancier et critique, il a été nommé grand maître de la science-fiction en 2013, dans la lignée d’Asimov, Heinlein et Le Guin.
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Vinciane Despret

Vinciane Despret est philosophe. Elle enseigne à l’université de Liège et à l’Université libre de Bruxelles. Passionnée d’éthologie, elle a publié de nombreux ouvrages, dont La Danse du cratérope écaillé ; Quand le loup habitera avec l’agneau ; Bêtes et Hommes ; Penser comme un rat ; Que diraient les animaux, si… on leur posait les bonnes questions ? ; Et si les animaux écrivaient ? ; et Habiter en oiseau. Elle a également enquêté sur les humains dans Au bonheur des morts. Récits de ceux qui restent et Les Morts à l’œuvre. Son Autobiographie d’un poulpe et autres récits d’anticipation, parue en 2021, rejoue les questions qu’elle a jusqu’à présent explorées avec les animaux, mais cette fois sur le mode expérimental de la fiction. Ces expérimentations seront reprises dans la fiction imaginée pour le catalogue du pavillon belge de la Biennale d’architecture de Venise en 2023 : Demeurer en mycélium.
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Mati Diop

Mati Diop a été en résidence à LUMA Arles d'avril à juin 2024.

Mati Diop est née le 22 juin 1982 à Paris. Depuis le début des années 2000, elle construit une œuvre mutante primée dans de nombreux festivals internationaux. Avec son premier long-métrage Atlantique (2019), lauréat du Grand Prix du Festival de Cannes suivi de Dahomey (2024) lauréat de l’Ours d’Or de la Berlinale, elle s’est imposée comme l’une des figures majeures du cinéma d’auteur international et d’une nouvelle vague dans le cinéma africain et diasporique. Son cinéma nomade, romanesque et politique transgresse les frontières entre les genres et les formats comme une extension de sa double identité et d’une créolité revendiquée.

Elle grandit dans une famille franco-sénégalaise, entre un père musicien, Wasis Diop, et une mère photographe et acheteuse d’art. Elle est la nièce de Djibril Diop Mambéty, auteur du film culte Touki Bouki (1973). 

Le formalisme de son cinéma prend son origine dans une curiosité première pour les arts plastiques, notamment la vidéo et surtout le son. Dès l’âge de 20 ans, elle fait ses premières armes au théâtre où elle réalise des créations sonores et vidéos pour des pièces de théâtre. Elle tourne à cette époque un premier court-métrage autoproduit, Last Night (2004). En 2006, elle intègre le Pavillon, le laboratoire de création du Palais de Tokyo. Après un bref passage au Fresnoy (Studio national des arts contemporains), sa rencontre avec Claire Denis qui lui confie le premier rôle féminin du film 35 Rhums (2008) confirme surtout son désir de devenir réalisatrice.

Débute alors la composition d’une épopée dakaroise en trois chapitres qui se déploie sur une décennie. Atlantiques (2009, Tiger Award du Festival de Rotterdam), Mille Soleils (2013, Grand Prix du FID Marseille) et Atlantique forment un manifeste qui signe l’affirmation d’un choix politique : un cinéma engagé au Sénégal dont la jeunesse populaire en sera le cœur battant. Du phénomène d’immigration clandestine qui dévaste la jeunesse populaire sénégalaise jusqu’à la destitution du régime Wade en 2012, de l’effacement du cinéma sénégalais et plus largement africain dont l’âge d’or fut incarné par l’œuvre subversive et politique de son oncle Djibril Diop Mambéty, les films se font l’archive d’une époque et de ses enjeux contemporains. Pour la réalisatrice, le cinéma est une arme de reconquête qui vient restituer des images manquantes, interroger les représentations nées du colonialisme et inventer des héros.ines qui ont déserté les imaginaires africains.

En parallèle, la cinéaste réalise plusieurs court-métrages dont Big in Vietnam (2011, Tiger Award du Festival de Rotterdam) et Snow Canon (2012, sélectionné à la Mostra de Venise), qui ressassent ses motifs et thèmes de prédilections : la solitude de corps exilés, les villes et les paysages empreints de mythologie et de mystères, la nuit d’où émergent danses et fantômes. Des motifs que l’on retrouve dans Tokyo Trip (2023) réalisé pour Chanel et In My Room (2020) commandé par Miu-Miu. Elle poursuit sa pratique de vidéaste avec Liberian Boy (2015) et Naked Blue (2022) co-réalisé avec Manon Lutanie. Entre 2020 et 2021, elle tourne aussi deux clips vidéo à Paris, pour Bonnie Banane et Wasis Diop, ainsi qu’un film commercial avec Solange Knowles.

En créant la maison de production Fanta Sy basée à Dakar, elle poursuit son engagement artistique sur le continent africain.