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Constellation / Redux

  • Expérience en réalité virtuelle
  • À venir

En 2023, LUMA Arles présentait l’exposition Diane Arbus: Constellation, réunissant pour la première fois l’ensemble des 454 tirages réalisés d’après les négatifs de Diane Arbus par Neil Selkirk, unique tireur autorisé par l’Estate de l’artiste depuis sa disparition.

Pensée comme une constellation d’images sans parcours chronologique ni hiérarchie, l’exposition invitait chaque visiteur à construire librement ses propres correspondances et récits à travers l’œuvre. Cette présentation inédite a ensuite voyagé à New York au Park Avenue Armory ainsi qu’au Gropius Bau à Berlin en 2025.

Aujourd’hui, il est proposé de réactiver cette exposition sous une forme virtuelle afin d’en préserver la mémoire, la scénographie et les contenus de recherche comme une forme d’archive vivante. Plus qu’une simple reconstitution numérique, cette expérience virtuelle vise à prolonger l’approche immersive et non linéaire de l’exposition originale, permettant à de nouveaux publics de revisiter et d’explorer l’œuvre de Diane Arbus à travers d’autres modes de transmission et d’expérience.

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Crédits
Œuvres © The Estate of Diane Arbus Collection Maja Hoffmann /  LUMA Foundation.
Photo : © Adrian Deweerdt
Diane Arbus photographiée en 1949

Diane Arbus

Diane Arbus est l’une des photographes les plus singulières et les plus influentes du XXème siècle. Elle a étudié la photographie avec Berenice Abbott, Alexey Brodovitch et Lisette Model, et a publié ses premiers clichés dans Esquire en 1960. En 1963 et 1966, elle a reçu la bourse John-Simon-Guggenheim et compté parmi les trois photographes dont le travail fut au cœur de « New Documents », exposition phare de John Szarkowski au Museum of Modern Art en 1967. Ses représentations de couples, d’enfants, de travestis, de nudistes, de piétons de New York, de familles de banlieue, d’artistes de cirque et de célébrités, entre autres, couvrent l’étendue de la sphère sociale américaine de l’après-guerre et brossent un portrait pluriel et singulièrement fascinant de l’humanité. Un an après sa mort, son travail fut exposé à la Biennale de Venise, une première pour un(e) photographe.

Durant les cinquante années suivantes, des rétrospectives muséales itinérantes de premier plan ont été organisées par le Museum of Modern Art de New York (1972), le musée d’Art moderne de San Francisco (2003), le Jeu de Paume, à Paris (2011), le Metropolitan Museum of Art de New York (2016), et le musée des Beaux-Arts de l’Ontario (2020).

Parmi les livres consacrés à son œuvre, citons : Diane Arbus. An Aperture Monograph (1972), Magazine Work (1984), Sans titre (1995), Revelations (2003), The Libraries (2004), A Chronology (2011), Silent Dialogues (2015), In the Beginning (2016), A box of ten photographs (2018) et Documents (2022).

Outre les musées mentionnés ci-dessus, d’importantes collections de ses œuvres se donnent à voir dans de nombreuses institutions à travers le monde. La Bibliothèque nationale de France fut l’une des premières à en acquérir, suivie par le Centre Pompidou.