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Sara Sadik : XENON PALACE CHAMPIONSHIP

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  • Art visuel

Avec la série XENON PALACE, Sara Sadik transforme les espaces d’exposition en salons à chicha fictifs.

À LUMA Arles, l’artiste poursuit ce projet, cette fois avec une nouvelle dimension interactive : dans XENON PALACE CHAMPIONSHIP (2023), la vidéo est activée par le spectateur. La caméra suit des bandes d’hommes qui, afin d’échapper à l’ennui du quotidien, s’affrontent en entraînant des Xenons, créatures fantastiques émergeant des volutes de fumée. Deux tuyaux de narguilé, placés de part et d’autre d’un grand écran LED, lui-même accompagné d’un banc pneumatique en PVC, sont dotés de capteurs de reconnaissance gestuelle et servent de manettes pour un jeu vidéo de combat qui interrompt régulièrement le film. Émile-Samory Fofana, proche collaborateur de Sadik, y tient le rôle d’un loup solitaire qui s’échine à décrocher une place au “Hall of Fame” du XENON PALACE, poursuivant au sein du jeu l’exploration par l’artiste des arcanes de la masculinité et de l’aliénation culturelle dans les univers virtuels.

Cette exposition est organisée dans le cadre de l'initiative de recherche LUMA Arles & Google.

Sara-Sadik

Entretien avec Sara Sadik

"J'ai choisi un bar à chicha, car c'est un symbole culturel et politique."

Dans cette vidéo, Sara Sadik nous parle de son installation "XENON PALACE CHAMPIONSHIP", un salon à chicha fictif, composé d'un film et d'un jeu vidéo.
Cette exposition est organisée dans le cadre de l'initiative de recherche LUMA Arles & Google.

Projet de recherche LUMA Arles & Google


Dans la continuité de l’engagement à long terme de LUMA en matière de créativité et d’innovation, LUMA Arles présente une série de trois commandes passées à Shahryar Nashat, Rachel Rose et Sara Sadik. Elles ont été réalisées dans le cadre d’un projet de recherche conçu en partenariat avec Google et dédié à l’utilisation de technologies de nouvelle génération au service de la vision des artistes. Les trois œuvres ont été développées au cours d’une année de collaboration directe avec des ingénieurs et déploient un large éventail de techniques à la pointe de la recherche dans les domaines de l’intelligence artificielle, des capteurs ambiants, de la colorimétrie, de la biométrie et de l’interaction homme-machine. Plutôt qu’une fin en soi, l’innovation est ici abordée comme un moyen de soutenir l’expression d’artistes s’intéressant aux espaces liminaires entre présence numérique, cognition et engagement physique.
En sondant les limites créatives des outils technologiques les plus avancés d’aujourd’hui, LUMA et Google entendent promouvoir un dialogue dans ces champs en rapide évolution où l’expression créatrice peut et doit être amplifiée.

 

Organisé par Simon Castets, Vassilis Oikonomopoulos, avec Fabian Gröning.

Le projet de recherche LUMA Arles et Google est organisé en partenariat avec Google ATAP, Google Arts & Culture et Google Brain par Camille Bénech-Badiou, avec Gabriel Vergara II.

Nous remercions Dr. Joelle Barral, Dr. Olivier Bau, Dr. Lucas Dixon, Dr. Kelly Dobson, Laurent Gaveau, Sebastien Missoffe, Dr. Ivan Poupyrev, Emily Reif, Amit Sood, Jonathan Tanant.

Sara Sadik

Sara Sadik

Sara Sadik a été en résidence à LUMA Arles de mars à juin 2021.

Sara Sadik est née en 1994 à Bordeaux et obtient en 2018 son DNSEP à l’École des Beaux-Arts de Bordeaux. Elle vit et travaille à Marseille. Elle travaille sur la jeunesse française issue des quartiers populaires et sa culture dont elle documente les arcanes et déconstruit les mythologies sociales, notamment liés à l’adolescence et aux masculinités. Son travail s’exprime dans des vidéos ou des performances, allant du documentaire à la science-fiction en passant par la télé-réalité. Son travail a été présenté dans des expositions collectives notamment à 221 A (Vancouver, 2017), à Karma International (Zurich, 2017), au Open’er Festival (Gdynia, 2017), à Roodkapje (Rotterdam, 2018), à la Wallach Gallery – University of Columbia (New-York, 2019), à la Galerie Édouard Manet (Gennevilliers, 2019), à Triangle France-Astérides (Marseille, 2021), Munchmuseet (Oslo, 2021), aux Magasins Généraux (Pantin, 2021). Ses performances ont été présentées au festival Do Disturb - programmation Triangle France–Astérides (Palais de Tokyo, Paris, 2019) et au festival Parallèle (Frac PACA et Friche Belle-de-Mai, Marseille, 2020). Son travail est également présent dans des collections publiques, notamment au Cnap, au Frac Nouvelle-Aquitaine MÉCA, au Frac PACA et au Musée d’Art Moderne de la ville de Paris. Elle est représentée par la galerie Crévecœur, Paris.