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Nightlife

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  • Art visuel
Nightlife est un film en 3D tourné entièrement de nuit sur une période de deux ans sur des lieux à Cleveland, Los Angeles et Berlin. La narration examine les héritages de la révolution, de la résistance politique et de la résilience à travers les reliques et les ruines de l’histoire moderne. Le film commence par des images de la sculpture de Rodin, Le Penseur, partiellement détruite lors d’un attentat perpétré par un groupe politique radical contre l’action militaire étatsunienne au Vietnam, puis se poursuit par des images puissantes de la végétation luxuriante de Los Angeles, de plantes non indigènes qui se meuvent dans le vent. Les plantes filmées ont été introduites dans la ville depuis différentes parties du monde pour les Jeux olympiques de 1932. Peu après, l’image passe à une vue aérienne d’un feu d’artifice au-dessus du stade olympique de Berlin, site des Jeux de 1936, organisés sous le régime nazi en Allemagne avant la Seconde Guerre mondiale. La séquence se termine par la vue d’un chêne, planté par l’athlète américain Jesse Owens, qui a marqué l’histoire des Jeux en remportant quatre médailles d’or, brisant ainsi le mythe de la suprématie aryenne. Le Comité olympique allemand offrait aux athlètes un jeune chêne pour chaque médaille d’or remportée. Jesse Owens est rentré chez lui avec quatre d’entre eux. L’un de ces arbres a été planté au Rhodes High School, à Cleveland, où il s’entraînait.

La rencontre des réalités sociopolitiques donne lieu à une narration visuelle captivante qui se développe au rythme d’une chanson d’Alton Ellis, l’une des voix les plus marquantes de l’histoire de la musique jamaïcaine. Deux versions de la chanson « Blackman’s World » sont jouées en boucle, le refrain « I was born a loser » [ Je suis né perdant] se transformant en l’affirmation « I was born a winner » [Je suis né gagnant]. En examinant la manière dont l’histoire se construit à travers les mythologies, la nature et les processus politiques, l’œuvre est empreinte d’un puissant symbolisme lié au pouvoir, à la force et à la fragilité des formes et des idées. Elle devient ainsi une métaphore des échecs de la société, mais aussi un témoignage de résistance et de renaissance.
Cyprien Gaillard - LUMA Arles - ©Adrian Deweerdt
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© Adrian Deweerdt

L’exposition de Cyprien Gaillard en images

Cyprien Gaillard - LUMA Arles - ©Victor&Simon - Joana Luz-1
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© Victor & Simon /Joana Luz

Cyprien Gaillard - LUMA Arles - ©Victor&Simon - Joana Luz
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© Victor & Simon /Joana Luz

Cyprien-Gaillard

Cyprien Gaillard

Cyprien Gaillard est né à Paris en 1980. Il vit et travaille à Berlin. Après avoir passé son enfance aux États-Unis, Gaillard a étudié à l'École Cantonale des Arts de Lausanne. Lauréat du prix Marcel Duchamp en 2010, il est actuellement l'un des jeunes artistes français les plus importants. Réinterprétant le Land Art en filmant des extincteurs déversant de la neige carbonique dans des paysages ruraux, ou en saisissant des processus de destruction, son travail condense le temps et peut être perçu comme une archéologie du futur où le présent se trouve projeté vers son entropie. Son travail, qui reflète une tendance décrite par l'artiste lui-même comme du « vandalisme », se traduit par des sculptures, des vidéos, des gravures, des photographies et des interventions dans l'espace public. Sa pratique fait apparaître les réalités sociopolitiques contemporaines et la beauté naturelle de leur brutalité.

Parmi les expositions individuelles récentes, citons Reefs to Rigs, Sprüth Magers Los Angeles, États-Unis (2020) ; Ocean II Ocean, Tank Museum, Shanghai, Chine (2019) ; Overburden, Accelerator Konsthall, Stockholm, Suède (2019) ; Roots Canal, Musée Tinguely, Bâle, Suisse (2019).