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Histoire environnementale II

  • Environnement

Pour sa seconde édition, le symposium d’Histoire environnementale s’est interrogé : Quels récits, quelle poétique et quelles histoires pour la Terre ? À travers une approche historique, le symposium a exploré l’utilisation des terres, des écosystèmes fragiles, ainsi que la manière dont l’environnement a été perçu au fil du temps dans la poésie et la prose.

Comment se manifestent les traces de l’activité humaine sur l’environnement ? Comment l’Histoire environnementale a-t-elle évolué depuis l’émergence de ce champ d’investigation au XXᵉ siècle ? Et quel est l’état actuel de ces réflexions, à un moment où l’activité humaine impacte indéniablement les domaines du visible et de l’invisible ?

Afin de mettre en lumière et de conceptualiser les potentiels de l’Histoire environnementale, le symposium a réuni des chercheurs et chercheuses, des artistes, des scientifiques et des architectes, qui ont présenté des hypothèses et des idées novatrices lors d’une série de conférences sur deux journées. Une partie du symposium a été consacrée au travail d’Atelier LUMA, et des lectures autour de l’environnement ont rendu hommage au travail de l’artiste et autrice Etel Adnan.

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(Re)voir le symposium

Les conférences du symposium sont disponibles en ligne.

Vendredi 27 mai 2023

  • 13h30 : Introduction
    Avec Grégory Quenet, conseiller scientifique du symposium, professeur d’histoire de l’environnement à l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines

  • 14h15 : Temps du monde / Temps de l'anthropocène : le simultané du non-simultané
    Avec François Hartog, directeur d’études à l’EHESS occupant la chaire d’historiographie ancienne et moderne

  • 14h45 : Guérir la toile de la vie. Le Cas du système alimentaire des nations Buffalo des Plaines du Nord et des Rocheuses [via Zoom]
    Avec Jill Falcon Ramaker (Anichinabé : nation Ojibwé), professeure adjointe et directrice de la Buffalo Nations Food System Initiative à l’université d’État du Montana

  • 15h00 : Pause

  • 15h10 : L'ADN ancien. La Génétique au cœur de l'histoire des chevaux et des humains
    Avec Ludovic Orlando, directeur de recherche au CNRS, directeur du Centre d’anthropobiologie et de génomique de Toulouse

  • 16h00 : Voyage à la surface de la Terre. Une perspective géochimique de l’habitabilité
    Avec Jérôme Gaillardet, professeur de sciences de la Terre à l’Institut de physique du globe de Paris

  • 16h30 : Architectures terrestres. Refonder le bien commun
    Avec Salima Naji, architecte et anthropologue

  • 17h00 : Blues planétaire. Histoire environnementale, bons et mauvais fantômes du futur
    Avec Christof Mauch, directeur du Rachel Carson Center for Environment and Society

  • 17h45 – 18h00 : Conclusion
    Avec Maria Finders et Martin Guinard, curateurs à LUMA Arles

  • 18h00 – 18h45 : Pause

  • 18h45 : Discussion à l’occasion de l’ouverture du Magasin Électrique
    “Every building is a prediction, and every prediction is wrong.”
    (Chaque bâtiment est une prédiction, et chaque prédiction est fausse.)1
    Avec Maja Hoffmann, fondatrice et présidente de la Fondation LUMA et fondatrice de LUMA Arles, Jan Boelen, directeur artistique d’Atelier LUMA, Laurens Bekemans, architecte et cofondateur de BC architects & studies, Guillaume Habert, titulaire de la chaire de construction durable à l’ETH Zürich, Joe Halligan, architecte et cofondateur d’Assemble, et Salima Naji, architecte et anthropologue.
    1 Stewart Brand, How Buildings Learn: What Happens After They're Built, Viking Press, 1994.

Dimanche 28 mai

  • 10h30 : Air, ventilation, respiration au XVIIIᵉ siècle
    Avec Marie Thébaud-Sorger, chercheuse associée au Centre d’histoire des sciences et des techniques Alexandre-Koyré à Paris et chercheuse invitée à la Maison française d’Oxford

  • 11h00 : Enquête anthropocène à Arles. Exposer à l'aune de la canicule
    Avec Valérie Disdier, présidente de Cité anthropocène et directrice adjointe de l’École urbaine de Lyon

  • 11h30 : Une histoire métabolique de l'agriculture à Marseille au XIXᵉ siècle. Temporalités, transaction organique, ruptures
    Avec Rémi Grisal, doctorant en histoire contemporaine à Aix-Marseille Université

  • 12h00 – 13h30 : Pause

  • 13h30 : Projection d'un film de Julien Creuzet
    Mon corps, carcasse, se casse casse casse / Mon corps canne à sucre flèche flèche flèche / Mon corps banane est en larme larme larme / Mon corps peau noire, au coucher du soleil, ne trouve le sommeil / Mon corps plantation poison / Mon corps plantation poison / Mon corps plantation / Demande la rançon / La pluie n’est plus la pluie / La pluie goutte aiguille / La pluie acide pesticide / La pluie infanticide / Mon père vivait près de la rivière / La rivière était à la lisière / Du champ de banane pour panam / Banane rouge poudrière / Sous les tropiques du Cancer, 2019

  • 13h45 : Les Résonances historiques du chlordécone. Le Cas d’un pesticide aux Antilles
    Avec Philippe Verdol, maître de conférences en sciences économiques à l’université des Antilles

  • 14h15 : The Against Nature Journal. Droits sexuels et reproductifs et héritage des lois dites « contre-nature »
    Avec Grégory Castéra, curateur et cofondateur du journal TANJ, et Dayna Ash, artiste et activiste [via Zoom]

  • 15h00 : Pause

  • 15h15 : Danser au zoo. Le Travail chorégraphique de Simone Forti avec et pour les animaux du zoo
    Avec Filipa Ramos, écrivaine et curatrice

  • 15h45 : Témoignages végétaux et échos des plantes
    Avec Uriel Orlow, artiste

  • 16h15 : Se souvenir de la Nature
    Avec Hans-Ulrich Obrist, directeur artistique des galeries Serpentine et conseiller sénior de LUMA Arles

  • 17h00 : Hommage à Etel Adnan. Performance et lecture de poèmes liés à l’environnement dans son œuvre.
    Avec Simone Fattal, artiste et poète, Rayya Badran, écrivaine, traductrice et éducatrice, Sharif Sehnaoui, musicien et guitariste improvisateur, et Christine Abdelnour, musicienne et saxophoniste improvisatrice libre.

    Lectures de poèmes par Wu Tsang, Tosh Basco, Eileen Myles, Precious Okoyomon et de nombreux autres artistes, poètes et poétesses.
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Christine Abdelnour

Christine Abdelnour est saxophoniste alto. Elle aborde le son comme un matériau malléable, riche en textures concrètes qui combinent le souffle, le silence et d’innombrables distorsions acoustiques. Elle a développé des techniques étendues et des schémas complexes de production sonore, explorant les aspects microtonaux du saxophone et de ses aigus. Elle a sorti plus de dix CD et collaboré avec les arts visuels, la danse, la littérature, la poésie, ainsi qu’à des projets liés au bruit, à l’électronique, au rock et au free jazz.
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Dayna Ash

Dayna Ash est écrivaine, dramaturge et directrice exécutive de Haven for Artists, une organisation culturelle féministe. Elle est boursière en Défense du féminisme intersectionnel de l’Institut Asfari pour la société civile et la société de l’université américaine de Beyrouth. Elle a également reçu une bourse Arts for Gender de Care USA et une autre de la fondation Rockefeller. En 2019, Ash fait partie des 100 femmes les plus inspirantes au monde selon la BBC. Elle a reçu le prix Woman of Distinction en 2020, décerné par le Comité des ONG sur le statut de la femme, et a été élue Cheffe de file de l’équité en matière de santé pour la communauté LGBTQ+.
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Rayya Badran

Installée à Beyrouth, Rayya Badran est une écrivaine et traductrice dont la pratique est centrée sur le son, la musique et l’art contemporain. Ses écrits ont été publiés dans diverses publications telles que Bidoun, ArtReview, ART PAPERS, Norient et The Wire. Elle a été rédactrice invitée de la publication en ligne du Beirut Art Center, The Derivative, en 2020, ainsi que commissaire et rédactrice du online special de Norient City Sounds consacré à Beirut en 2022. Elle a donné des cours sur l’art contemporain et les études sonores au Département des beaux-arts et de l’histoire de l’art de l’université américaine de Beyrouth de 2014 à 2021. Elle est co-commissaire de la deuxième édition de la Listening Biennial (Biennale de l’écoute) en 2023.
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Tosh Basco

Tosh Basco est née en Californie et s’est fait connaître sur la scène drag de San Francisco dans les années 2010. Connue pour ses performances basées sur le mouvement sous le nom de boychild, sa pratique de la photographie et du dessin accompagne son travail performatif, mêlant langage, représentation et devenir dans des espaces où ces dimensions sont habituellement perçues comme distinctes. Elle est cofondatrice de l’entité collaborative Moved by the Motion avec Wu Tsang, et la collaboration demeure un aspect essentiel de son travail.

Son œuvre a été présentée à la Biennale de Venise, à la Biennale de Sydney, au Whitney Museum of American Art à New York, au Museum of Contemporary Art de Chicago, au MOCA de Los Angeles, à l’ICA de Londres, ainsi que dans de nombreuses autres institutions.

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Laurens Bekemans

Laurens Bekemans est architecte et cofondateur de BC architects & studies, entité de recherche à but non lucratif et laboratoire de matériaux installé à Bruxelles, ainsi que, plus récemment, de BC materials, société minière urbaine qui réutilise les débris de construction. BC signifie Brussels Cooperation et illustre la façon dont l’agence s’est enracinée dans un lieu et dans l’esprit de ses habitants. Créé en 2012 en tant que bureau hybride, BC repousse les limites de l’architecture de manière pragmatique. Avec trois entités juridiques différentes, l’équipe s’engage dans une variété de projets expérimentaux à travers lesquels elle conçoit une architecture biorégionale et circulaire, étudie les processus éducatifs et de construction, et produit de nouveaux matériaux en utilisant des flux de déchets locaux, telle la terre excavée.

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Grégory Castéra

Grégory Castéra est le cofondateur du bureau curatorial Council (2013-2023), du réseau Afield (créé en 2014) et de The Against Nature Journal (2014-2022), publication qui explore les lois sur les « crimes contre la nature » et leurs héritages afin d’encourager le dialogue sur les droits sexuels et reproductifs et de repenser la nature. Il a été professeur de pratiques collectives au Royal Institute of Art de Stockholm (2019-2022) et codirecteur des Laboratoires d’Aubervilliers (2010-2012). Il conseille actuellement la fondation Gulbenkian (Paris et Lisbonne), la Jan van Eyck Academie (Maastricht), KANAL (Bruxelles) et Kerenidis Pepe (Paris et Anafi).
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Julien Creuzet

Julien Creuzet a été en résidence à LUMA Arles de novembre - décembre 2021 à avril - juin 2022.

Julien Creuzet est artiste plasticien, vidéaste, performeur et poète. Il passe l’essentiel de son enfance en Martinique. Ces premières années dans les Caraïbes, au croisement des cultures africaines, indiennes et européennes, imprègnent une œuvre où le mélange des imaginaires tient une place centrale. À travers des environnements constitués d’ensembles composites, il organise des passerelles entre les imaginaires de l’ailleurs, les réalités sociales de l’ici et les histoires minoritaires oubliées. Il a représenté la France à la Biennale de Venise en 2024.

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Valérie Disdier

Valérie Disdier est présidente de Cité anthropocène et directrice adjointe de l’École urbaine de Lyon. Elle dirige, avec Michel Lussault, la collection « À partir de l’Anthropocène » au sein des Éditions deux-cent-cinq. Historienne de l’art et urbaniste de formation, elle a co-créé et dirigé Archipel, centre de culture urbaine à Lyon, lieu de production et de diffusion de la culture architecturale et urbaine contemporaine.
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Jill Falcon Ramaker

Jill Falcon Ramaker est professeure adjointe de nutrition communautaire et de systèmes alimentaires durables et directrice de la Buffalo Nations Food System Initiative à l’université d’État du Montana. Elle étudie notamment les systèmes alimentaires dans les communautés indigènes. Ses recherches portent sur le rétablissement de l’équilibre dans les systèmes humains et naturels, les pratiques foncières indigènes, les systèmes alimentaires amérindiens, les initiatives de souveraineté alimentaire intertribales, la propagation et la gestion des semences ancestrales, la culture du bison, l’identité culturelle, le bien-être indigène et la diversité bioculturelle.
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Simone Fattal

Simone Fattal est née à Damas et a grandi au Liban. En 1969, elle retourne à Beyrouth et commence à peindre. Elle participe alors à de nombreux spectacles pendant les dix années où la vie au Liban était encore possible. En 1980, fuyant la guerre du Liban, elle s’installe en Californie et fonde The Post-Apollo Press, maison d’édition dédiée au travail littéraire novateur et expérimental. En 1988, elle retourne à la pratique artistique en faisant des sculptures en céramique après s’être inscrite au San Francisco Art Institute. Depuis 2006, elle crée des œuvres dans le prestigieux atelier de Hans Spinner à Grasse, en France. En 2013, elle réalise le film Autoportrait, montré dans de nombreux festivals de cinéma du monde entier.
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Jérôme Gaillardet

Jérôme Gaillardet est professeur de sciences de la Terre à l’institut de physique du globe de Paris et membre de l’Institut universitaire de France. Géochimiste, il conduit des recherches permettant d’explorer le cycle biogéochimique des éléments chimiques à la surface de la Terre et leur évolution temporelle ou dans l’anthropocène. Il est co-responsable de l’infrastructure de recherche nationale OZCAR fédérant des observatoires pérennes de la zone critique de la Terre.
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Rémi Grisal

Rémi Grisal est doctorant en histoire contemporaine à Aix-Marseille Université. Sa thèse porte sur les transformations environnementales du territoire marseillais au XIXe siècle, en amont et en aval de la construction du canal.
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Guillaume Habert

Guillaume Habert est titulaire de la chaire de construction durable et professeur associé à l'ETH Zürich. De 2007 à 2012, Guillaume Habert a mené des recherches au Laboratoire central des ponts et chaussées à Paris. Ses travaux portent, entre autres, sur le développement de bétons à faible impact carbone comme les géolymères ou la terre coulée ainsi que sur l'évaluation environnementale des matériaux de construction.
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Joe Halligan

Assemble Assemble est un collectif pluridisciplinaire alliant architecture, design et art. Fondé en 2010 dans le cadre d’un projet d’auto-construction, Assemble a depuis réalisé une œuvre diverse et primée, tout en restant fidèle à une méthode de travail démocratique et coopérative qui donne lieu à des ouvrages construits, sociaux et fondés sur la recherche, à des échelles variées permettant de faire des choses et de les faire avancer.
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François Hartog

François Hartog est directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales, à Paris, où il occupe la chaire d’historiographie ancienne et moderne. Il est notamment connu pour son travail sur les régimes d’historicité, à savoir le rapport d’une société à son passé, son présent et son avenir. Ses publications récentes comprennent Chronos : L’Occident aux prises avec le temps (Gallimard, 2020) ; Croire en l’histoire (Flammarion, 2013) ; et Régimes d’historicité : Présentisme et expériences du temps (Points, 2015).
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Christof Mauch

Christof Mauch est directeur du Rachel Carson Center for Environment and Society et titulaire de la chaire de culture américaine et de relations transatlantiques à la LMU de Munich. Il est également professeur affilié à la faculté d’histoire de la LMU de Munich et professeur honoraire au Centre d’histoire écologique de l’université Renmin de Chine. Il est l’une des figures de proue dans ce domaine, avec plus de cent présentations dans plus de vingt-cinq pays, et une spécialisation en Chine, aux États-Unis et en Allemagne. Il a notamment publié « Slow Hope », dans Aeon (11 mars 2020) et, en allemand, Paradise Blues : Traversée de l’histoire environnementale américaine (2022).
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Salima Naji

Salima Naji est architecte et anthropologue. Elle multiplie les chantiers participatifs depuis plus de vingt ans autour de la préservation des architectures collectives sahariennes (ksour, greniers collectifs). Privilégiant les technologies des matériaux premiers et biosourcés dans une démarche d’innovation respectueuse de l’environnement, elle construit aussi une architecture contemporaine à caractère social. Sa pratique est doublée d’une activité scientifique dans de nombreux programmes de recherche-action internationaux qui interrogent la durabilité et la relation profonde entre sociétés et environnement. Elle a fait partie des candidats présélectionnés pour le prix Aga Khan d’architecture en 2013 et 2022.
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Sharif Sehnaoui

Sharif Sehnaoui est un guitariste improvisateur. Il joue de la guitare électrique et acoustique, avec (ou sans) l’utilisation de techniques étendues et préparées, en se concentrant sur l’expansion des possibilités intrinsèques de ces instruments. Ses principaux groupes et projets comprennent le trio A (avec Mazen Kerbaj et Raed Yassin) ; Wormholes, performance audiovisuelle où Kerbaj dessine en direct sur une table en verre ; Karkhana, super-groupe officiant au Moyen-Orient qui réunit des musiciens de Beyrouth, du Caire et d’Istanbul ; et Calamita, un power-trio de rock expérimental qu’il a fondé avec Tony Elieh et Davide Zolli.
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Wu Tsang

Wu Tsang est cinéaste et artiste. Son travail traverse les genres et les disciplines, des films narratifs et documentaires aux performances et aux installations vidéo. Wu Tsang a reçu une bourse MacArthur « Genius », et ses projets ont été accueillis dans des musées, des biennales et des festivals de cinéma internationaux. Wu Tsang a été en lice pour le prix Hugo-Boss en 2018, a reçu une bourse Guggenheim (film/vidéo) en 2016, et des récompenses décernées par Creative Capital, la fondation Rockefeller, la fondation Louis Comfort Tiffany, et la fondation Andy Warhol.
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Marie Thébaud-Sorger

Historienne des techniques, chargée de recherches au CNRS au Centre Alexandre-Koyré à l'EHESS, Paris, et associée à la Maison Française d'Oxford. Après avoir étudié L'aérostation au temps des Lumières (2009) sa première monographie, et la « culture aérienne » sur la longue durée, elle poursuit une histoire sociale et matérielle de l’air à travers divers artefacts inventifs.
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Hans Ulrich Obrist

Hans Ulrich Obrist (né en 1968 à Zurich, Suisse) est directeur artistique des Serpentine Galleries à Londres et conseiller sénior à LUMA Arles. Auparavant, il était conservateur au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris. Depuis sa première exposition World Soup : The Kitchen Show en 1991, il a été curateur de plus de 350 expositions. Les publications récentes d'Obrist comprennent Ways of Curating (2015), The Age of Earthquakes (2015), Lives of the Artists, Lives of Architects (2015), Mondialité (2017), Somewhere Totally Else (2018), The Athens Dialogues (2018), Maria Lassnig : Letters (2020), Entrevistas Brasileiras : Volume 2 (2020), et 140 idées pour la planète Terre (2021).

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Precious Okoyomon

Precious Okoyomon a été en résidence à LUMA Arles d’octobre à décembre 2020.

Precious Okoyomon (né·e en 1993) est un·e poète et artiste nigérian·ne américain·e. Son travail explore le monde naturel, les récits de migrations et de racialisation, ainsi que les plaisirs purs de la vie quotidienne.

Precious Okoyomon a présenté son travail à l’occasion d’expositions individuelles à LUMA Westbau, Zurich ; Museum Für Moderne Kunst, Francfort ; Performance Space New York, New York ; Aspen Art Museum, Aspen ; Sandretto Re Rebaudengo Madrid Foundation, Madrid ; Herbert F. Johnson Museum, Ithaca ; Kunsthaus Bregenz, Bregenz. Son travail a été aussi été inclus dans la 13e Triennale balte, Tallinn ; la 58e Biennale de Belgrade, Belgrade ; la 59e Biennale de Venise, Venise ; le Okayama Art Summit 2022, Okayama ; la 11e Biennale Sequences, Reykjavik ; la Biennale de Thaïlande 2023, Chiang Rai, ainsi que dans des expositions collectives à l'Institute of Contemporary Arts, Londres ; LUMA Westbau, Zurich ; Schinkel Pavillon, Berlin ; LUMA Arles, Arles ; Palais de Tokyo, Paris ; Pavillon nigérian, 60e Biennale de Venise, Venise ; Fondation Beyeler, Bâle ; Kunsthaus Bregenz, Bregenz. Les œuvres d'Okoyomon font partie de la collection permanente du Museum Für Moderne Kunst de Francfort et de LUMA Arles. Okoyomon a reçu en 2021 le Frieze Art Fair Artist Award, ainsi que le Chanel Next Art Prize 2021. En 2024, But Did You Die, son deuxième recueil de poésie, a été coédité par The Serpentine et Wonder Press.

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Ludovic Orlando

Ludovic Orlando est directeur de recherche au CNRS et fondateur du Centre d’anthropobiologie et de génomique de Toulouse, qu’il dirige. Son travail vise à retracer l’histoire des espèces domestiquées et des sociétés grâce à l’ADN préservé dans les vestiges archéologiques. Il est mondialement reconnu pour avoir retrouvé les berceaux de la domestication des chevaux et des ânes. Il est notamment l’auteur de La Conquête du cheval : Une histoire génétique (Odile Jacob, 2023).
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Uriel Orlow

Uriel Orlow est un artiste travaillant sur les résidus du colonialisme, les manifestations spatiales de la mémoire, la justice sociale et écologique, et les plantes en tant qu'acteurs politiques. Il a participé à de nombreuses expositions, notamment en 2022 lors de la Biennale de Berlin, la 14e Biennale de Dakar, et auparavant la 54e Biennale de Venise. Il est lauréat du Grand Prix suisse d'art 2023 / Prix Meret Oppenheim. En 2020, il a reçu le prix C. F. Meyer et, en 2017, le prix de la Biennale de Sharjah.
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Grégory Quenet

Grégory Quenet est un des pionniers de l’histoire environnementale et des humanités environnementales en France. Depuis 2012, il est professeur en histoire environnementale à l’université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (Paris-Saclay). Fondateur du portail français des humanités environnementales, il a organisé le VIIIᵉ congrès de la European Society for Environmental History à Versailles en 2015. Depuis sa création en 2024, il codirige le département de recherche Humanités environnementales du Collège des Bernardins, où il a été titulaire de la chaire Laudato si’ : Pour une nouvelle exploration de la Terre de 2021 à 2023. Son dernier ouvrage, Histoire de la pensée écologique, est paru aux Presses universitaires de France en mai 2025. Depuis 2021, il est conseiller scientifique du programme Histoire environnementale à LUMA Arles.

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Filipa Ramos

Filipa Ramos, Dr, est écrivaine et curatrice. Ses recherches, qui se traduisent par des textes spéculatifs et théoriques, des conférences et des publications, portent sur la manière dont l’art aborde l’écologie et favorise les relations entre la nature et la technologie. Elle prône l’abandon des approches anthropocentriques dans les arts et les sciences humaines. Elle est chargée de cours à l’Institut Art Gender Nature FHNW, à Bâle, où elle dirige les séminaires du master Art et Nature. Elle organise, avec Lucia Pietroiusti, la manifestation en cours « The Shape of a Circle in the Mind of a Fish » (la Forme d’un cercle dans l’esprit d’un poisson). Son prochain livre, The Artist as Ecologist, sera publié par Lund Humphries en 2024.
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Philippe Verdol

Philippe Verdol est maître de conférences en sciences économiques à l’université des Antilles. L’analyse du néocolonialisme ainsi que le développement durable sous contrainte de pollution globale par le chlordécone constituent ses principaux axes de recherche. Il a notamment publié Le Chlordécone aux Antilles françaises : Politique publique de gestion de la crise. Pour une décolonisation et une coconstruction (L’Harmattan, 2020) ; et Le Mémorial ACTe (MACTe) de Guadeloupe – Pour un véritable hommage aux Premiers Moun Porteurs d’Humanité et de Civilisation ( Nestor, 2023).

Toutes les éditions du symposium Histoire Environnementale

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Histoire environnementale V

2026

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Histoire environnementale IV

2025

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Histoire environnementale I

2022